République, tu m’écœures !

République, tu m’écœures !

République !

Quand tu hisses tes couleurs d'une histoire qui m'écœure,

Ton drapeau tricolore me ressort par la peau.

 

De ce bleu nostalgique des bannières impériales,

De ce blanc confondue à ta peau nationale,

De ce rouge répandu aux conquêtes coloniales.

 

République !

Quand tu lèves tes valeurs, tes paroles de menteurs

Résonnent plus dans mon cœur qu'aux couleurs de la mort.

 

Comme ton Bleu irréel de tes cieux sans visage,

Une histoire qu'on nous mâche et ces pages qu'on arrache.

Tes paupières se referment aux raisons meurtrières

Que trahit tes manières et tes yeux sans lumière.

 

Et ton Blanc de pureté imposant tous ses rites,

Un déni pour un mythe putréfiant tous tes crimes.

Et ton voile nationale d'une Marianne qui s'enflamme

pour un front général face aux vents de l'islam.

 

Et ton Rouge de terreur qui s'impose par la force.

Tes ministres patriotes dont la gloire est venue

Qui déversent leurs sermons dans nos rangs trop impurs,

À ces hordes musulmanes, ces cohortes étrangères,

Des sillons qu'ils abreuvent, ils repeignent leurs bannières.

 

République répugnante !

Étendard si sanglant !

Ni le Bleu, ni le Blanc,

c'est le Rouge qui te manque !

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